dimanche 18 septembre 2016

innovation

surprenant article du monde, intitulé "dix pédagogies innovantes" : avec toujours la même arnaque à l'allumage ; si c'est innovant, cela est forcément positif,  c'est bien, c'est l'avenir...
sauf que parmi  ces dix pédagogies innovantes, nous trouvons la pédagogie inversée, qui connait de plus en plus de détracteurs, même parmi des convaincus de la première - il serait temps peut-être de laisser un peu de temps à ces innovations pour voir si elles font leur preuve, au lieu de nous faire admettre réflexion et sans recul que tout cela formidable, simplement parce que c'est innovant...

jouer le jeu

je surpris il y a peu la conversation de deux hommes qui paraissaient avoir "réussi" dans l'existence - bien ancrés dans la matérialité du réel, pragmatiques ; ils convenaient qu'ils avaient joué le jeu, qu'ils avaient osé jouer le jeu (et implicitement qu'ils avaient gagné) - il semblerait effectivement, que pour en arriver là où ils étaient, ils avaient dû consentir à jouer le jeu, à tremper les mains dans tout le camboui des compromissions - 
et les gens comme moi qui surent non sans brio éviter la réussite (de justesse c'est vrai) et qui s'en targuèrent comme pour tenter de justifier leurs échecs, nous serons remerciés de nos silences et de nos discrétions...

dimanche 11 septembre 2016

samedi 27 août 2016

miracle

attendre un miracle – et on peut attendre un miracle sans y croire – c’est faire vœu de passivité et songer que les éléments vont se montrer exceptionnellement favorables à notre endroit ; nos sociétés ne veulent plus y croire – ou alors sous la forme de jeux de hasard – car elles nous veulent agissant sur les éléments, actifs, conquérants – et comme nous sommes avides, notre action est mieux réductrice et souvent destructrice ;


nous n’allons à rien – celui qui croit au miracle – ou qui l’attend sans y croire - peut s’enorgueillir de faire moins de dégâts que l’homme d’action.

impossibilité

la vérité sur l’affaire harry quebert, lu cet été, me fait l’effet d’un scénario astucieux, un truc bien ficelé, facile à lire – assez platement écrit – mais surtout véhiculant des idées poisseuses sur la littérature : le premier adage étant que l’écrivain de génie tire – parce qu’il est génial - à des millions d’exemplaires ; et que le seul étalon de la « littérarité » d'une oeuvre se résume à ses chiffres de vente…

on notera d'ailleurs un aspect tout ridicule du livre : le chef-d’œuvre d’harry quebert, dont l’auteur a la maladresse de nous imposer des extraits, est d’une désolante platitude, d'un ridicule patenté - et c'est lui le plus grand écrivain américain du siècle ?
[à se demander ce qu'on trouve dans sa bibliothèque et si son étalon n'est pas marc lévy ou dan brown...]