ce que nous avons gagné dans l'espace - et peut-être dans le temps - nous l'avons perdu en profondeur - match nul - nous ne savons toujours rien...
samedi 16 janvier 2016
jeudi 14 janvier 2016
psycho...
il est probable que dans deux cents ans, les gens riront de la psychologie comme nous nous pouvons nous moquées des saignées dans le théâtre de molière...
samedi 2 janvier 2016
tous ceux qui m'aiment prendront le train
gare montparnasse, je promène mon ennui du 31 décembre dans le hall bondé - j'entre par hasard dans un relais pour haschichins désarmés - je m'émerveille du choix : robert musil sans qualité, tanizaki et son éloge de l'ombre, thackeray et sa foire aux vanités, bien d'autres encore, de quoi emplir le début de l'année à venir, en marge de soi-même - j'en ai les larmes aux yeux... que faisaient-ils là, encore, en 2015, ces apaches inutiles ?
pensant alors à la conversation que j'avais eu la veille avec benjamin p. de grrr*** et à qui une libraire d'une librairie que nous eûmes l'occasion de fréquenter, chacun de notre côté, avait avoué qu'elle devait de plus en plus souvent supporter des gens, de nos âges pourtant (ou pires), qui lui demandaient conseil pour l'achat d'un livre sans pouvoir s'bastenir de préciser quelque chose de pas chiant, je m'avance vers le vendeur (il n'est pas libraire) et lui lance un triomphant : "dites-moi, jeune homme, vous auriez à me conseiller un livre, mais, par saint-georges, quelque chose de pas trop chiant..."
pavage - vers libres
en ces jours de bonnes résolutions...
en ces temps doctrinaux où nous sommes sommés aux bonnes résolutions -
sous peine d'être considérés comme des nuisants, des nuisibles, des apostats à l'humanisme béat - comme des intégristes de la pseudo-pensée -
/ des intégristes apostats /
comme des cancrelats cafardeux -
en ces temps de disette -
je ne renonce pas à la vision théologique de notre enfer pavé -
de notre pavement ciré et poli et glissant...
je n'y renonce pas
sans pour autant y croire -
/ mais considérant que ce babil en vaut bien un autre /
quand le destin s'y met
la nuit de la saint-sylvestre, qui m'entraîna dans la furie furieuse de la nouvelle année, fut riche en symboles qu'un esprit proche de la psychiatrie comme le mien sait lire sans difficulté -
durant la nuit, j'ai perdu ma liseuse, voilée par la vivacité des enfants qui sautaient sur la literie - rip - et j'ai appris à jouer au noble jeu de comptoir, le bien-nommé "quatre/vingt-et-un" - une naissance à un monde nouveau -
2016 se fera sans littérature, sans livre, sans écrit - et remettra à l'honneur la foisonnante culture orale du bistrot et de ses comptoirs.
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