dimanche 18 mai 2014

flibustiers

attrapé dans le voyage du condottiere, d'andré suarès (qui ne parle de berlusconi), une définition de la banque qui me semble, comme disent les journalistes quand ils parlent de littérature, d'une actualité prodigieuse, et d'un lyrisme épique (comme dirait michon qui écrit mieux que la plupart des journalistes) prodigieux - pour ne pas éviter les répétitions :
"dans le passé, on dirait des pirates qui ont fait un état de piraterie, une forte république de flibustiers. ils ont vaincu les barbaresques avec leurs propres armes.ils ont boucané tous leurs ennemis : on voit les pisans, doctes et ronds de phrases, écorchés vifs, dûment saignés, essorillés, tannés par ces diables de gênois, ricanants. Quand les temps sont devenus difficiles pour la piraterie à rame et à voile, les gênois ont excellé dans la banque, la flibuste des flibustes." (p. 192)
une des difficultés de la piraterie, c'est d'obtenir l'assentiment de la loi -

samedi 17 mai 2014

relativisme

toujours avoir à l'esprit face à un beau parleur que si grande est sa ruse son ignorance l'est infiniment plus -

jeudi 1 mai 2014

pour en finir avec le sport

si le sport a connu autant de succès ces dernières années, c'est parce qu'on nous a vendu - et nous sommes toujours prêts à acheter - les valeurs du sport ; 
si si, les valeurs du sport !
le dépassement de soi (mais juste pour soi-même, à la limite pour son équipe et pour écraser autrui), l'esprit de compétition qui serait stimulant, qui permet de se dépasser et d'aller au-delà de ses limites, ce qui débouche sur le progrès général du genre humain (sinon on vivrait encore dans des cavernes) mieux armée pour la lutte qu'est l'existence - lutter contre quoi ? - 
comme dirait patrick bruel qui a eu bien raison de laisser la chanson pour le poker "tu parles que des conneries" (cris d'hystérie de mes copines de collège, jalousie du poète raté et ombrageux qui lorgnait leurs poitrines naissantes...)
alors c'est vrai, quand j'entends parler un sportif, je sens de suite toutes les valeurs du monde qui me permettent de progresser et de me dépasser moi-même - je me dépasse tellement que j'ai du mal ensuite à me rattraper -
pour conclure : le monde est en train d'inventer la collaboration, la coopération - on se dépasse peut-être soi-même, mais pour tendre la main à l'autre, pas pour le niquer - je m'arrête je commence à parler comme un curé - donc nous pouvons sereinement espérer d'ici une dizaine d'années que la compétition serait vomie pour ce qu'elle est, qu'on arrêtera enfin de nous l'enfiler dans le rectum tous les quarts d'heure et qu'à sa suite, les générations futures fuiront les stades et les salles de sport comme nous avons fui les églises...

mardi 22 avril 2014

mythe de la caverne

j'entendais il y a peu, dans une émission radiophonique, un entrepreneur exilé fiscal en irlande qui expliquait, avec un sérieux digne de la plus grande des pitiés et du feu purificateur de la sainte inquisition, on ne sait plus trop, que sans les entrepreneurs, les hommes vivraient encore dans des cavernes - entretenant au passage l'extraordinaire mensonge de ces gens-là qui continuent d'essayer de nous faire croire que c'est par altruisme ou goût du progrès qu'ils ont créé leur machinerie, et non pour s'enrichir, ce qui est après tout bien naturel - 
or, on est en droit de penser que, bien au contraire, tous les hommes ne seraient pas sortis de la caverne, que seuls les intéressés auraient eu le droit de le faire, et qu'on aurait laisser la main-d'oeuvre au fond de la grotte, en lui expliquant qu'elle ne méritait pas d'en sortir et qu'elle n'avait qu'à travailler davantage pour y parvenir...

jeudi 17 avril 2014

palpitation de la vie

"tout comme on s'étonne que le doux puisse lever la voix et s'agacer alors qu'on accepte la quotidienne colère du bilieux, on n'écoute jamais la douleur de celui qui jamais ne se plaint, qui ravale ses maux, il agace plus que l'hypocondriaque, écouté et plaint - à que l'on s'intéresse ou l'on feint de s'intéresser à sa douleur.", me disait lucius, lorsqu'il apprit qu'il avait un cancer ; à quoi piqué je lui répondis qu'il exagérait toujours...