un ami britannique me disait qu'il fallait conserver l'intégralité de la formule "communauté urbaine de marrakech" [écrite sur les poubelles de plazza, devant le sacro-saint macdonald] - et d'éviter les abréviations pour éviter les quiproquos -
dimanche 30 mars 2014
samedi 22 mars 2014
atrabile
mon ami lucius, devant j'évoquai le concept de notre noble institution - la mlf commandée par le grand visionnaire j-c deberre - "deux cultures trois langues", me coupe la parole : "tu me fais bien rire, avec tes deux cultures trois langues, les langues ne servent plus à comprendre mieux la culture de l'autre ou une façon de penser différente, l'étude des langues est nécessaire pour emplir les gradins des écoles de commerce et à renforcer la globalisation - ce que l'on oublie derrière l'étude des langues, c'est que "vivre et penser comme des porcs, mais en anglais, en espagnol, en arabe et en hindi, en magyar, en polonais et en ukrainien - tu devrais écrire à tes patrons qu'après "deux cultures, trois langues", ils ont oublié d'ajouter "et une pensée unique""
mercredi 12 mars 2014
atrabile
j'avais noté cela sur un de mes sous-main, dans mon triste bureau -
"on ne peut pas en vouloir à son époque sans en être immédiatement puni." robert musil
dimanche 2 mars 2014
alors vendredi nous étions à la montagne, pour faire du ski [baîllements] - j'explique que j'ai arrêté de pratiquer ce sport - et tous les sports de glisse - par un certain snobisme, à l'adolescence ombrageuse et littéraire qui ne donne jamais rien de bon, il n'y a qu'à me lire ; oui je haïssais ces grands couillons aux cheveux décolorés, bronzés et suffisants qui attiraient les gourdes tandis que rimbaud et lautréamont les laissaient indifférentes... jalousie...
j'aime le surf mais pas les surfeurs, j'aime le ski mais pas les skieurs, j'aime l'art mais pas les artisteux -
biennale de marrakech - et je me dis que s'il y a bien une chose que j'abhorre encore plus que le skieur décoloré, c'est l'étudiant crasseux en art visuel, qui zone dans les biennales avec sa barbe d'une semaine et son mégot au bec, pure caricature d'un triste lui-même, pure reproduction du système, qui affiche son mépris du commun avec l'arrogance des sots et toute la promiscuité de leur esprit fumeux - presque aussi agaçants que les marchands de tapis de l'art contemporain qui versent dans l'autocongratulation, dans l'adhésion de principe au génie général - le leur en particulier -
ils me gâcheraient presque le plaisir éprouvé face au travaux photographiques de gilbert garcin, exposés à la galerie 127 - ou au projet plein de vie pimp your garbage - riche de fraîcheur et d'enthousiasme - à les entendre on finirait par se dire qu'une interview de ribéry ne nous apprend rien de plus, rien de moins non plus, mais qu'au moins lui nous fait rire ! comme ils me fatiguèrent tout d'un coup...
pour un art délivré de toute cette pose...
méchante pensée
d'estelle spumo, galeriste et personnage du roman wankers de mon ami heinrich staub, toujours indisponible aux éditions du contretemps, je ne dirais pas qu'elle a vieilli, non, je dirais plutôt qu'elle a pourri...
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