samedi 15 septembre 2012

mercredi 12 septembre 2012

non agir

mon ami jean de m. me disait, il y a terriblement d'années : il faut un certain courage, et beaucoup de discipline, pour renoncer à tout projet -

lundi 10 septembre 2012

le vent

à chaque fois que je pâme devant le spectacle incestueux du kite-surf et de l'océan, je ne peux m'empêcher, en mon tréfonds, d'espérer que ce soit le vent qui a raison du vélisurfeur -

vendredi 7 septembre 2012

le voyageur universel

la mode est au voyage version roots, le petit coin pittoresque, non plus pittoresque mais authentique, le vrai pays, hors des sentiers battus, à côtoyer des vrais gens (puisqu'il doit en exister des faux), on ira dormir chez vous ce soir -  qu'est-ce que tout ce vacarme me fatigue ! même nos vacances doivent être régentées, notre ultime espace de libre arbitre (fût-il celui d'un beau-frère) est à présent envahi !!!
alors ils m'ont fait du bien, ces deux amis dans l'avion qui nous menait à marrakech et qui parlèrent, deux heures durant, des spots indispensables de la ville ocre, de leurs vacances à saint-domingue, à maurice ou à pattaya, qui ressemblaient tant à celles qu'ils allaient passer sous les palmiers : de l'alcool, des putes, un buffet à volonté, encore quelques putes, et puis un dernier cocktail : une autre manière de découvrir autrui et de faire dialoguer les cultures...
qui plus est, ces gens peuvent voyager dans à peu près n'importe quelle partie du monde et rentrer satisfaits de leur séjour ; nous ne pouvons pas tous en dire autant, nous les vrais voyageurs ! 
(car il est clair que les autres sont tout au plus des touristes)
 

mercredi 5 septembre 2012

l'humanité

au final ou au terminus, et où que nous soyons, les hommes restent des hommes, et plus encore les femmes des femmes [le lecteur admirera d'ors et déjà la troublante profondeur du propos, ou quasi-aphorisme] - deux exemples illustreront ma thèse :
la cinquantenaire alsacienne qui pestait à la caisse du supermarché parce que ça n'avançait pas assez vite mais que je vis ragoter devant la porte automatique une demie-heure après avec une autre cinquantenaire qui fronçait le sourcil devant la gravité du propos ne ressemblait-elle pas à la mère marrakchie si impatiente de déposer sa progéniture en se garant devant le portail de l'école mais qui, quelques quarts d'heure plus tard, encore y bavardera en fronçant le sourcil devant le sérieux du propos ?