vendredi 13 janvier 2012

pourquoi lire des classiques ?

qu'il est bon de lire de petits textes tels que pourquoi lire des classiques, de monsieur calvino ; fierté d'abord, puisque l'opus annonce non sans humour qu'un classique est un livre qu'on relit, comme je le suggérai dans un précédent (et assez lointain) billet... mais trève d'autoflagornerie car d'autres considérations nous intéressent ou nous amusent : les traces qu'un classique peut laisser même quand ce qu'il raconte s'est perdu, leur parenté et leur généalogie, le rapport entre leur lecture et l'actualité, la rumeur de la rue - déjà dans les années soixante - et l'importance de l'équilibre à trouver entre pratique des classiques et celle d'une actualité plus omniprésente tous les jours - l'idée reçue qui sert d'excuse à ceux qui refusent les classiques qu'ils sont démodés (peut-être...) ou qu'ils n'ont plus de modernité suffisante pour être lisible (si je conchie le terme de modernité, je suggère qu'un classique est atemporel...)  ;
enfin, il y a la sublime idée - qui permettrait très certainement à l'humanité de mieux vivre, au moins celle qui ne souffre pas de la faim et qui à défaut de se concentrer sur son estomac se concentre sur son nombril - "il ne nous reste plus qu'à nous inventer chacun la bibliothèque idéale de nos classiques ; et je dirais que cette bibliothèque devrait être composée pour moitié des livres que nous avons lus et qui ont compté pour nous, pour moitié des livres que nous nous proposons de lire et dont nous pensons qu'ils pourront compter. avec une étagère vide pour les surprises, les découvertes occasionnelles."
je suppose que pour des zozos dans mon genre, une vie réussie pourrait se résumer à cela...

mercredi 11 janvier 2012

pataphysique

je demande officiellement au grand collège de pataphysique de bien vouloir déclarer grand satrape à perpétuité mon frère jean-philippe, auteur certes d'une magnifique série sur les oiseaux des marais de kaw, mais surtout pathématicien génial, comme je veux le prouver :
une question me turlupinait depuis quelques jours : dans l'intervalle [O,100], il y a disons deux fois plus de nombres entiers que de nombres pairs, mais lorsqu'on tend vers l'infini, peut-on dire qu'il y a autant de nombres entiers que de nombres pairs (c'est à dire une infinité) ?
Les nombres pairs et entiers tendent tous deux vers l'infini sauf que les entiers y tendent deux fois plus nombreux, mais comme les pairs y vont deux plus vite, ça compense.
peut-être même régent ?

dimanche 8 janvier 2012

prise de tête

il me semble que s'il existait une réponse à la grande question du monde, ou de l'existence, on l'aurait déjà trouvée - tout ce que je puis dire, c'est qu'on n'en sortira pas indemne -

samedi 7 janvier 2012

tous les matins du monde, au volant de mon absurde automobile, assistant impuissant et à mon tour absurde, avec quelque pointe de dégoût, au rapide et déroutant spectacle des incivilités à injection, je sussure à ma seule oreille attentive la merveilleuse phrase de jean bouise dans dupont-lajoie si l'intelligence a des limites, la bêtise, elle, n'en a pas...

jeudi 5 janvier 2012

bon sens

passé le premier choc scandalisé (d'occidental de merde) à voir, sur la même mobylette pétaradante, un adulte casqué et sa progéniture tête nue, on ne peut qu'apprécier le bon sens et le pragmatisme local : il est plus facile à un père de reconstruire un autre enfant qu'à un orphelin sans moyen de se construire sans père...


p. s. : [ce texte constitue une petite pierre apportée à l'édifice en construction de mon ami benjamin p. de grr. sur la gestion des risques interculturels...]